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Les combats de coq

Le Nord et le Pas-de-Calais sont les deux seuls départements de France métropolitaine dans lesquels les combats de coqs sont encore autorisés. Si la tradition perdure, elle se fait néanmoins discrète. Les gallodromes disparaissent petit à petit mais c’est au beau milieu de salle de sport ou des parcs que les arènes s’installent pour accueillir le public. Pour les paris, « rien n’est écrit, c’est une question de parole »

Autour du parc, des dizaines de spectateurs ou de participants ont déjà pris place. Mais avant le combat, il faut longer la « zone d’armement », l’endroit où les « coqueleurs » équipent leurs combattants de gaffes, sortes d’éperons métalliques acérés, fixés sur les ergots des volatiles. Les cris entendus dès l’entrée ne sont pas ceux des coqs, mais les appels des parieurs agglutinés autour du parc. Une cacophonie qui, à première vue, part dans tous les sens pour le non initié. « En fait, les gens parient entre eux sur la victoire de tel ou tel coq. Les coqueleux sont dans le parc, leurs bêtes dans les bras, tenant fermement leurs pattes le temps de retirer les protections qui dissimulent les gaffes. Avant de les lâcher, il y a un rituel. « Ils font la visite des armes, chacun regarde si les gaffes de l’autre sont conformes. Après ils présentent les coqs face à face puis les déposent et doivent se retirer immédiatement. Le seul bruit vient des coqs eux-mêmes, dans leurs mouvements pour s’écharper. Ça, et des plumes qui volent dans tous les sens. Rapidement, les combattants sont hors d’haleine, épuisés, haletants, gisant sur le flanc pour un repos de courte durée. Jusqu’à ce que l’un d’eux se jette à nouveau sur son adversaire. Si l’un prend le dessus, il s’acharnera à coups de bec sur la tête de l’autre, jusqu’à ce que mort s’ensuive. « Oui, c’est peut-être un peu cruel, concède un des organisateurs. Mais ce n’est rien par rapport à ce qui se fait dans les élevages industriels », Il y aura eu 42 combats, pas mal d’argent échangé et un nombre de morts impossible à savoir. Les coqs qui y ont laissé la vie seront consommés par leurs propriétaires. Plus d’encart dans les journaux locaux, plus d’affiche annonçant la prochaine réunion, plus de reportage télé, plus de démonstration dans les ducasses comme autrefois… La tradition des combats de coqs s’est-elle définitivement éteinte dans le Nord et le Pas de Calais ?

Les humains sont capables de décoder les cris des poulets

Visionnaire à bien des égards, Charles Darwin pressentait que les animaux étaient capables d’exprimer vocalement leurs émotions. Il formalise cette hypothèse dans La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, publié en 1871. Pour lui, “de nombreux animaux non seulement partageraient ce don d’exprimer leurs émotions par un cri, mais ils pourraient également réagir aux émotions exprimées vocalement par d’autres espèces”, indique The Guardian.

Et voici qu’une nouvelle étude, publiée dans la revue Royal Society Open Science, donne encore une fois raison au naturaliste anglais, plus de cent cinquante ans plus tard. Les animaux concernés sont les poulets et les humains.

Joerg Henning, de l’université du Queensland, en Australie, et ses collègues ont fait écouter des enregistrements audio de poulets à 194 personnes volontaires. Quelque 69 % d’entre elles, même si elles ne s’étaient jamais occupées de poulets, ont réussi à identifier l’état émotionnel – excitation joyeuse ou frustration – des volatiles.

Pour arriver à ces résultats et obtenir les enregistrements, les chercheurs ont entraîné les oiseaux à anticiper le contenu d’un bol posé derrière une porte en fonction de la nature du son – des bips, tintements de cloches ou des bourdonnements – auquel ils étaient exposés. Et bien sûr, ce contenu était très variable : appétissants vers de terre, portion de nourriture ordinaire ou poussière. Le bol pouvait aussi être vide.

“Quand les poulets savent qu’une friandise les attend derrière la porte, ils produisent une série de gloussements rapides ou très aigus en staccato : les ‘appels de la nourriture’, explique le journal britannique. Mais quand il n’y a rien d’excitant à attendre, ils réagissent par des gloussements plus sourds appelés les ‘gakel’.”

Les auteurs de cette étude considèrent que les éleveurs soucieux du bien-être animal devraient s’intéresser à ces résultats, lesquels pourraient même modifier la gestion des élevages. Et le Guardian d’imaginer déjà que ce travail “ouvre la voie à une surveillance acoustique des cheptels de poulets en utilisant les outils d’intelligence artificielle pour évaluer l’humeur du groupe et prévenir les éleveurs si les poulets ne sont pas contents”.

Source : Courrier international

Élevages. Face aux pénuries d’œufs, les Néo-Zélandais adoptent des poules.

Une loi interdisant l’élevage de poules pondeuses en batterie en Nouvelle-Zélande est entrée en vigueur le 1er janvier. Depuis, les rayons d’œufs sont vides. Et même si cette pénurie ne devrait être que passagère, beaucoup ont pris la décision d’accueillir des volailles chez eux.

Car depuis que l’interdiction des élevages de poules en batterie est entrée en vigueur, le 1er janvier, le pays fait face à une pénurie d’œufs. Les rayons sont vides. Et beaucoup imaginent désormais adopter des poules et les garder chez eux. Un intérêt observé par Trade Me. “Ruby Topzand, sa porte-parole, indique que les recherches de poulets, de cages et d’aliments pour animaux sont passées de 9 300 à plus de 21 400 la semaine dernière, soit une augmentation de 129 % ”

Agriculture: Interdire l’élevage intensif ? Les Suisses appelés à se prononcer.

Les élevages industriels, dont le rendement se fait au détriment du bien-être animal, pourraient bientôt être interdits dans la Confédération helvétique. Ce dimanche 25 septembre, une initiative populaire sur le sujet est soumise à référendum.

“Faut-il abolir l’élevage intensif ?” En Suisse, la question est au cœur des débats, ce dimanche 25 septembre. Une initiative populaire lancée par plusieurs associations pour la cause animale va dans ce sens, explique Swissinfo. Elle propose d’“inscrire dans la Constitution fédérale le principe de dignité des animaux au sein de l’élevage agricole” et d’appliquer des normes plus sévères au sein des fermes et domaines agricoles du pays.

“Cela forcera les exploitations à disposer de davantage de place pour les animaux de rente, de leur assurer des soins respectueux et des méthodes d’abattage sans souffrance”, résume le tabloïd suisse 20 minutes. Si la mesure est votée, une exploitation conventionnelle élevant des poules pondeuses devra par exemple abaisser ses effectifs maximums de 18 000 à 4 000 bêtes. Des mesures similaires seraient appliquées pour les autres animaux.

Comportement : Les coqs sont capables de se reconnaître dans un miroir.

Même en situation de stress, un coq seul devant un miroir ne donne pas l’alerte. Pourquoi ? Parce qu’il sait très bien qu’il est tout seul. Pourquoi ? Parce qu’il est capable de se reconnaître dans un miroir. Fascinant.

Les coqs font-ils partie du club fermé des animaux non humains capables de se reconnaître dans un miroir ? C’est ce que pensent Sonja Hillemacher et ses collègues de l’université de Bonn, en Allemagne, après avoir fait une expérience classique en éthologie animale, le test du miroir, qu’ils ont toutefois un peu modifiée. Leurs résultats ont été publiés le 25 octobre dans la revue Plos One.

Utilisé depuis plus de quarante ans, ce test consiste à apposer sur un animal une marque colorée inodore qu’il ne peut voir qu’en se regardant dans un miroir. Si l’animal montre de l’intérêt pour la zone désignée en essayant par exemple de la toucher ou d’ôter la marque sur son corps, cela signifie qu’il s’est reconnu dans le miroir. Dauphins, grands singes, éléphants et autres pies réussissent facilement ce test. Les performances plus récentes des chevaux, pingouins, raies manta et petits poissons nettoyeurs sont encore contestées, rappelle New Scientist.

Et les coqs, alors ? Ces volatiles n’ont pas bien réussi le test. Mais les scientifiques ont supposé qu’il s’agissait plus d’un manque de motivation à explorer la marque que la preuve de leur incapacité à se reconnaître. Ils ont eu l’idée d’ajouter au protocole une fausse attaque de faucon. En règle générale, face à un prédateur, les coqs alertent bruyamment leurs congénères mais restent silencieux s’ils sont seuls.

Dans leur expérience, les éthologues ont constaté que lorsque le coq pensait être attaqué par un prédateur et qu’il était en présence d’un autre coq, il donnait bien l’alerte. Ce qu’il ne faisait pas seul face à un miroir. Preuve, selon les scientifiques, que les coqs avaient conscience qu’ils voyaient dans le miroir leur propre reflet.

“C’est passionnant, car cela met à mal le dogme selon lequel le test du miroir est le seul test valable pour évaluer la reconnaissance de soi chez les animaux”, commente Nathan Emery. Selon le chercheur à l’université Queen Mary, à Londres, ce test “n’est approprié que pour les singes, car la plupart des autres animaux n’ont pas de mains leur permettant d’enquêter facilement sur leur propre corps”, rapporte l’hebdomadaire anglais.

Source : Courrier international

Archéologie: Les poules ont été domestiquées bien plus tard qu’on ne le pensait.

Deux nouvelles études proposent une date tardive pour la domestication du poulet, ainsi qu’un lien avec la riziculture.

“Les premiers gallinacés domestiqués qu’on ait découverts datent au maximum d’il y a 3 670 ans, ce qui laisse à penser que l’animal domestique le plus courant a une histoire bien plus courte que ce qu’on pensait”, rapporte le New Scientist. De précédents travaux suggéraient que les poules étaient élevées il y a 10 000 ans déjà, pour leur chair, mais deux nouvelles études viennent bousculer ces hypothèses.

Dans la première, parue le 6 juin dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’analyse des restes trouvés sur plus de 600 sites archéologiques dans 89 pays a permis de mettre en évidence que les premiers poulets domestiqués ont fait leur apparition sur un site néolithique datant de 1650 avant J.-C. à 1250 avant J.-C., connu sous le nom de Ban Non Wat.

Source : Courrier international